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La Syntaxe Aśane

 

La phrase simple


Malheureusement, un loup a mangé le mouton.

La phrase simple est composée d'un groupe agent, d'un verbe, et la plupart du temps d'un groupe patient.

• Le groupe agent est celui qui agit ou qui est dans l'état décrit.
• Le verbe décrit l'action ou l'état de l'agent.
• Le groupe patient est celui qui subit l'action, ou qui est l'état susmentionné.

En Aczu Śavnecze, ils sont toujours dans cet ordre. En revanche il y a une toute petite partie déplaçable dans la phrase qui change complètement l'intention du locuteur : Le déclencheur.

Il y a quatre types de déclencheurs, pour un total de huit combinaisons possibles. Dans ce premier exemple, le déclencheur utilisé est un déclencheur maléfactif émetteur agentif. Cela signifie que l'action est une mauvaise action de l'agent envers le patient. En le mangeant, le loup a mal agi envers ce mouton.

(NB : Les déclencheurs bénéfactifs et maléfactifs fonctionnent de la même manière, donc quatre exemples suffiront)


Un pauvre loup a mangé le mouton.

Dans ce second exemple, le déclencheur est un déclencheur maléfactif récepteur agentif. Cela signifie que l'action a des conséquences négatives sur l'agent lui-même. En mangeant ce mouton, le loup s'est attiré les foudres du berger qui va le traquer jusqu'à la mort.


Malheureusement, le mouton a été mangé par un loup.

Wow, que s'est-il passé ici ? La phrase n'a pas vraiment changé mais elle est devenue… passive ? En effet.

En attachant le déclencheur au patient, ici un déclencheur maléfactif émetteur patientif, la phrase est devenue passive. Pas besoin d'inverser agent et patient comme en Français, ou autre bizarrerie.

La signification de la phrase, bien que similaire au premier exemple, varie sur un point : le malheur est dû au mouton. Cela finira probablement de la même manière que ci-dessus, le berger traquant à mort le loup. Mais le locuteur blame le mouton dans cet histoire. Le loup est traqué parce qu'il a tué ce mouton en particulier.


Le pauvre mouton a été mangé par un loup.

La dernière forme de cette phrase est celle utilisant un déclencheur maléfactif récepteur patientif. Dans ce cas de figure, le locuteur porte son attention sur le malheur vécu par le mouton mangé. Ce qui est arrivé est moins important, le fait est que ce pauvre mouton est mort.

(NB : Le déclencheur par défaut, quand vous ne voulez rien souligner, est le déclencheur bénéfactif émetteur agentif)

 

La phrase complexe

Qu'est-ce qu'une phrase complexe ? Réponse courte : tout ce qui n'est pas une phrase simple

Pas si longue réponse : une phrase avec plus d'un groupe agent impliqué. Cela ne signifie pas forcément qu'il y a plus d'un verbe conjugué, ou même différentes actions. « Il m'a parlé de ce bateau volé hier soir » et « Je veux que tu me comprennes » sont deux phrases complexes. Voici ce second exemple :


Je veux que tu me comprennes.

C'est comme ça qu'on forme une subordonnée relative. Comme vous pouvez le voir, le déclencheur bénéfactif émetteur patientif du verbe dzeduwn « vouloir » est attaché au verbe de la subordonnée. Ici, il s'avère que les deux déclencheurs sont des bénéfactifs correspondant à un verbe du troisième groupe (dzeduwn, et lecıkıp « comprendre »), donc c'est le même. C'est pourquoi le premier déclencheur sera toujours un émetteur attaché au second verbe, afin de limiter les confusions possibles. L'Aczu Śavnecze est difficile, mais globalement régulier.

Pour les subordonnées adverbiales, on doit la mettre entre deux virgules, entre le verbe et un pronom réflexif faisant référence à l'agent de la subordonnée en tant que patient de la proposition principale :


On ne réveille pas le loup qui dort.

Traduit littéralement, la phrase serait plutôt « Personne ne réveille jamais, le loup dort, lui ». Ce pronom ru « il, elle » est géminé parce que c'est ainsi qu'on forme un pronom réflexif (qui réfléchira le précédent agent de la phrase, ici « le loup »), et il peut porter le déclencheur bénéfactif (ici, neutre) récepteur patientif du verbe de la proposition principale dont il est le patient, chupruńdurś « réveiller ».

 

La Conjugaison Aśane

 

Les verbes en Aczu Śavnecze sont répartis en quatre groupes, et peuvent être conjugués selon sept temps et trois nombres.

Le déclencheur bénéfactif/maléfactif est un affixe attaché au mot principal de l'agent ou du patient.

Le bénéfactif peut être traduit par « l'action est faite dans l'intérêt de celui qui porte le déclencheur », et le maléfactif peut être traduit par « l'action est faite au détriment de celui qui porte le déclencheur » (que ce soit l'agent ou le patient). Par défaut, on utilise le bénéfactif émetteur (=préfixe) qu'on attache à l'agent pour exprimer un ton neutre, une phrase où l'attention est portée sur l'action elle-même et non ses conséquences.

Tous les verbes qui ne sont pas ditransitifs sont labiles. C'est-à-dire que tous ces verbes peuvent être utilisés avec ou sans groupe patient (si le verbe est sémantiquement transitif, le patient est le même que la phrase précédente, sous-entendu. Par exemple, « J'ai fait tomber ma balle. Je ramasse » : on comprend que c'est la balle que je ramasse).

L'attribut d'un verbe d'état est toujours considéré comme un groupe patient, même s'il s'agit d'un adjectif seul. De plus, la particule (à, de) d'un verbe admettant un COI est toujours implicite.

Les pronoms

Il existe en Aczu Śavnecze un grand nombre de pronoms personnels, mais les verbes ne s'accordent qu'en temps et en nombre. C'est pourquoi ils ne peuvent pas être éludés comme en Espagnol. Les voici :

Pronom Singulier Dual Trial
1er Za (moi/nous) Dual inclusif Exclusive dual Ca (moi et deux autres)
Qa (moi et toi/vous) Ka (moi et eux)
2ème Fe (toi/vous) Te (toi et moi/nous) Szew (toi et eux) Ce (toi et deux autres)
3ème Ru (lui/elle/eux) Pu (lui/elle et eux) Cuć (inconnu) Duȷc (personne)
Other Śe (vérité générale) Luń (quelqu'un d'autre, identifié)

(Pour préciser "toi, moi et un/les autre(s)" au trial, on utilisera la formule Sze zawe)

  • Le génitif est formé en ajoutant un –ı à la fin du pronom (sauf luń qui devient lunı).
  • Le pronom réflexif est formé par la gémination du pronom (sauf luń et duȷc qui deviennent lıluń et duduȷc).

 

Les groupes

1er groupe

Les verbes du 1er groupe, dits verbes monovocaliques sont les plus réguliers : ils ont tous une racine monosyllabique qui commence et termine par une consonne, et ne comporte qu'une seule voyelle. Leur forme infinitive est leur racine.

On les conjugue en ajoutant simplement la terminaison appropriée à la racine, sans flexion.

  • Le facteur bénéfactif est marqué par ıc–*–ce.
  • Le facteur maléfactif est marqué par uc–*–cu.

(Avec c représentant la première ou la dernière consonne du radical du verbe)

Exemple :
Luń szıpamdph, qa uchuchuczdph phvćta, uqaqa depań.
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['lõ t͡si.pam'top͡ɸ qa u.xu.xu.t͡ʃo'top͡ɸ p͡ɸo.βoʎ'ta u.qa'qa te'pɑ̃]
autre penser₁-DU.PRÉ 12DU MAL₁-être.capable.faire₂-DU.FUT ça MAL₂-12DU.RÉFL jamais
Ils ne pensent pas que nous serons un jour capables de le faire.

 

2ème groupe

Les verbes du 2ème groupe sont les verbes dont la racine fait deux syllabes. Leur forme infinitive se termine par –ń᪻, qu'on retire toujours.

Si un radical se termine par une voyelle autre que –ı et que la terminaison commence par une voyelle autre également, on rajoute –q à la fin du radical, à tous les temps (sinon, le ı devient ȷ).

  • Le facteur bénéfactif est marqué par uc–*–(t)e.
  • Le facteur maléfactif est marqué par szv–*–(ń)k.

(Avec c et v représentant respectivement la première consonne ou la première voyelle du radical du verbe)

Exemple :
Szeza telpuńc ph knćthdfeı, ph tıźafeı, ph vśesfupuf fumıczufeȷve.
   ,  ,   .
['t͡se.za tel'põʃ p͡ɸo ko.noʎθ.to'ɸej p͡ɸo ti.ɮa'ɸej p͡ɸo βo.ɬes.ɸu'puɸ ɸu.mi.t͡ʃu.ɸej'βe]
MAL-1S nécessiter ART.DÉF chaussure.DU-2S.GÉN ART.DÉF habits-2S.GÉN ART.DÉF mécanique cheval-2S.GÉN-et
« J'aurai besoin de vos bottes, vos habits, et votre moto (cheval mécanique) » – Terminator.

 

3ème groupe

Les verbes du 3ème groupe regroupe tous les verbes dont la racine fait trois syllabes et qui commencent par une consonne. Leur forme infinitive est leur racine dont la syllabe centrale est inversée.

Si un radical se termine par une voyelle autre que –ı et que la terminaison commence par une voyelle autre également, on rajoute –m à la fin du radical au présent et passé, et –(ń)m au futur.

  • Le facteur bénéfactif est marqué par ec–*–(d)u.
  • Le facteur maléfactif est marqué par ac–*–(l)a.

(Avec c représentant la première consonne de la racine verbale)

Exemple :
Nefe chupćesmeram ?
  ?
[↗ 'ne.ɸe xu.poʎ.es.me'ram]
Q-BÉ-2S pratiquer.magie-SG.PRÉ
Est-ce que tu pratiques la magie ?

 

4ème groupe

Les verbes du 4ème groupe, ceux qui n'appartiennent à aucun des autres groupes (trois syllabes qui commencent par une voyelle, ou supérieur à trois syllabe) se reconnaissent à leur infinitif qui se termine par –dr, qu'on retire pour le conjuguer sauf aux temps du passé. ​

Si un radical se termine par une voyelle autre que –ı et que la terminaison commence par une voyelle autre également, on rajoute –cz à la fin du radical au présent et au futur.

  • Le facteur bénéfactif est marqué par ec–*–cı.
  • Le facteur maléfactif est marqué par l(ı)–*–ph.

(Avec c représentant la première ou la dernière consonne du radical du verbe)

Exemple :
Luń eczulathańczamdph ksuzucqaȷph !
   !
['lõ e.t͡ʃu.la.θɑ̃.t͡ʃam'top͡ɸ ku.zuʃ 'qajp͡ɸ]
autre venir-DU.PRÉ endroit.DIR-12DU.GÉN-MAL
Malheur, ils se rapprochent d'ici !

 

Verbes à bascule

Les verbes dits à bascule sont des verbes dont le groupe change selon le facteur du déclencheur. Il s'agit toujours de paires 1er/3ème ou 2ème/4ème, le changement correspondant à bénéfactif/maléfactif. Sinon, ils n'ont rien d'autre de spécial. Bien souvent, il s'agit de racines devenues irrégulières à cause d'une version dérivée (ex : śes « être », dérivée en śeshıme « exister »).

(Un verbe 2/4 au passé avec un déclencheur maléfactif aura un interfixe –dr– entre la racine et sa terminaison)

Exemples :
Fe śesucı avıpur.
  .
['ɸe ɬes.u'ci a.βi'pu]
2S être-SG.PRÉ MAL-serpent
Tu deviendras un sale serpent.


Lıru rınmıdram pns ph qnruı.
    .
['li.ru rin.mi'tram pons p͡ɸo.qon'ruj]
MAL-3S saigner-SG.PRÉ pour ART.DÉF mort-3S.GÉN
İel·s saigne·nt à mort.

 

Les modes

L'Aczu Śavnecze n'a pas de flexions spéciales pour les différents modes grammaticaux, mais réutilise des structures existantes d'une manière particulière. Voici comment sont rendus les modes français :

  • Conditionnel : une subordonnée conjonctive au passé/futur antérieur avec la conjonction athe pour exposer la condition, et la principale au passé/futur postérieur pour exposer la conséquence.
  • Subjonctif : une subordonnée adverbiale, avec un adverbe de probabilité après le réflexif.
  • Impératif : une phrase indicative au futur antérieur, qui peut se commencer et/ou se terminer par une formule de politesse selon le type souhaité (00=ordre strict, 01=demande formelle, 10=sollicitation, 11=supplication).
    • Les différents proclitiques de politesse sont : zelp « je nécessite », afı « s'il te plaît » ou dzańzu « pitié ».
    • Le seul enclitique de politesse possible est : szrśı « merci ».

 

Les temps

Il y a trois types de temps grammaticaux :

  • Les temps simples permettent de positionner un évènement dans le temps.
  • Les temps antérieurs permettent d'exprimer un évènement antérieur au point de référence pris (explicite ou non), généralement en cause de celui-ci.
  • Les temps postérieurs permettent d'exprimer un évènement postérieur au point de référence pris (explicite ou non), généralement en conséquence de celui-ci.

Les temps simples sont marqués d'une seule syllabe qui varie selon le nombre, les temps antérieurs de ces mêmes syllabes nasalisées, et les temps postérieurs de ces mêmes syllabes mouillées. Pour les verbes n'appartenant pas au premier groupe et dont la racine termine par une voyelle (sauf –ı(ń) qui devient –ȷ), on ajoute la consonne suivante pour faire la liaison :

  • 2ème groupe : –q.
  • 3ème groupe : –m aux passés et présent, –ńm aux futurs.
  • 4ème groupe : –cz aux présent et futurs, et on conserve –dr aux passés.

 

  Passé
antérieur
Passé
simple
Passé
postérieur
Présent Futur
antérieur
Futur
simple
Futur
postérieur
Singulier –el –eńl –elı –am –uc –uńc –ucı
Dual –eldph –eńldph –ıldph –amdph –uczdph –uńczdph –ȷucdph
Trial –elqe –eńlqe –elkȷe –aqa –uśu –uńśu –ȷuśu

 

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.    ,     .  ,  .
. ,    ,   .      ,     .
. ,    ,     ,      .
. ,   ,    ,             .     -   ·  .
.  ,        ,   i.

 

 
.    , , , .        ,     ,      .
.     ,  ,  ,   , .    ,     .
.   ,   ,      ,  ,   , .     ,     .
.         ,  .
.    ,    .  ,     .    ·
. ‹⁽      ,     . ,    ,      .   -,      . ₎›
.   ‹⁽     ? ₎›,    .
. ‹⁽      ,    -   -.       ,      . ,   . ₎› 
.  ,        .
.     ,     ,      -.       , ,  -.

  
.      ,   .
.   - · ‹⁽     ? ₎›.
.   ,   .
. ‹⁽    ,          .    ,    ,    ,     . ₎›
.         ,      ·  .
.         ,   .
.  ,   .    ,   ·
. ‹⁽    ?      ₎›
. ‹⁽   ,      .   ,        . ₎›
.        .

 

 
.     ,       .   ,   ·
. ‹⁽       .     ? ₎›
.  ,   ·
. ‹⁽   ,      .  ,        .    , -     .    ,    .      ,  . ₎›
.     .    ·
. ‹⁽   ,     .       ,    .     .         .      ,  -     .    !
.  ,     , -     .
.     ,   .
.    ,     .
.  ,      ,      .     -,     .

 
.   ,    .
. ,     ,      .
.            ,   .
.   ,    .      ,  -   .  ,       .
.      - · .
. ,   .        ,       .
.         ,    -   ,   .
.      -   ,    .
.   ,     .
. ,        .

 

 
.        -.
.   i · ‹⁽     -,     , . -   ,    ₎›.
. ,     .
.   ,    · ‹⁽    ₎›.
.   ,       ,     .
.     .
.   ,   ,   .
.     · ‹⁽    .         ,   ₎›.
.      ,       -.
. ,    ,     -      -.

   
.        .
. ,     ,      .
.     ,   ,      .
.         ,  ,       ,   .
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.      .
. ,    ,   .
.   - ·    ,  --     .
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Les Nombres Aśans

 

Les nombres grammaticaux :

L'Aczu Śavnecze ne distingue pas le singulier du pluriel, considérant que plusieurs choses forment des touts indivisibles. Il y a cependant un dual et un trial pour subdiviser ces entités en deux ou trois parties.

Pour les noms et les adjectifs, ils sont formés en transformant la voyelle selon ce schéma :
• Dual : a → e → u → ı → ∅.
• Trial  : u → e → ı → a → ∅.

Ici, ∅ signifie que la voyelle disparaît. Ensuite, on ajoute -d pour le dual ou -q pour le trial à la fin du mot, suivi par la même voyelle transformée (ou ∅).
Voici les différentes divisions possibles pour une entité simple et un groupe :

źı qrezȷu = un loup. | de qrezȷu = une paire de loups | qań qrezȷu = un trio de loups.
•
de qruzȷudu = deux loups, individuellement | qań qruzȷudu = trois loups répartis en deux groupes.
•
qań qrızȷuqı = trois loups, individuellement.

źı pıqreću = une meute de loups | de pıqreću = deux meutes ensemble. | qań pıqreću = trois meutes.
•
źı pqrećud = une meute séparée en deux parties | de pqrećud = deux meutes, individuellement.
•
źı paqrećuqa = une meute divisée en trois | de paqrećuqa = deux meutes divisées en trois groupes.
qań paqrećuqa = trois meutes de loups séparées.

Et cetera. On peut même mélanger les divisions avec un complément du nom. Par exemple :
fat pıqreću tk zıń qruzȷudu = quatre meutes de loups ensemble, chacune consistant en six loups répartis en (trois) paires.

Les adjectifs s'accordent en nombre avec les noms, alors que les adverbes et autres particules sont invariables.

Quant aux verbes, ils ont des inflexions distinctes pour le dual et le trial, selon si l'action et faite collectivement, ou simultanément par deux ou trois groupes, ou par des agents spécifiques (par exemple, duȷc « personne » en tant qu'agent (sujet) donnera un verbe au trial, parce que "personne" équivaut à "pas moi, ni toi, ni quelqu'un d'autre", comme trois entités distinctes).

Plus d'infos à propose des verbes sur la page Conjugaison Aśane.

Les nombres mathématiques :

Bien qu'il n'a pas de pluriel, l'Aczu Śavnecze permet de compter. Il utilise un système décimal décalé, avec des chiffres de -2 à 6 (même si les deux chiffres négatifs sont généralement omis).
0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10.
Mais plutôt :
0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 10-3, 10-2, 10-1, 10.

De même, sur le modèle des nombres romains (où ɪᴠ est 4 [5-1], xʟ est 40 [50-10], et ainsi de suite), 70 est [100-30], et 800 est [1000-200]. Cela explique pourquoi 777 est [1000-300+100-30+10-3].

Les chiffres d'un même nombre sont agglutinés en un seul mot. La préposition ańm « avant » est placée avant le nombre soustrait, donc 7 est écrit comme [avant-trois-dix], et 28 comme [avant-deux-trente].

Grâce à ce tableau, vous pourrez compter de 0 à 6999 :

0 ıczu 10 pıs 20 dedıs 30 qańqıs                                          
1 źı 11 pıźı 21 dedıźı 40 fatfıs
2 de 12 pıde 22 dedıde 50 munmıs
3 qań 13 pıqań 23 dedıqań 60 zıńzıs
4 fat 14 pıfat 24 dedıfat 70 ańmqańqıstas
5 mun 15 pımun 25 dedımun 80 ańmdedıstas
6 zıń 16 pızıń 26 dedızıń 90 ańmpıstas
7 ańmqańpıs 17 ańmqańdedıs 27 ańmqańqańqıs 100 tas
8 ańmdepıs 18 ańmdededıs 28 ańmdeqańqıs 777 ańmqańtasucańmqańqıstasańmqańpıs
9 ańmźıpıs 19 ańmźıdedıs 29 ańmźıqańqıs 1000 śuc