La Phonologie de l'Ámérizkunxa
[la fo.no.lo'ʒi də la.me.ris.kun't͡ʃa]
Voyelles :
L'Ámérizkunxa a 8 phonèmes vocaux (plus 2 allophones).

Consonnes :
L'Ámérizkunxa a 25 consonnes (plus 3 allophones).
| Bilabiale | Labio- Dentale |
Dentale | Alvéolaire | Palato- Alvéolaire |
Rétroflexe | Palatale | Vélaire | Labio- Vélaire |
Uvulaire (et Glottale) |
|
| Nasale | m | n | ɲ | |||||||
| Occlusive | p b | t d | ʈ ɖ | k g | ʔ | |||||
| Affriquée | t͡s | t͡ʃ | ||||||||
| Fricative | f | θ | s z | ʒ | ʂ | x | xʷ | ʁ | ||
| Spirante | j | w¹ | ʀ | |||||||
| Spirante latérale | l | |||||||||
| Éjective | ʈ’ |
1. Only in the diphtongs /ew/ and /ow/.
Correspondance phonologie-orthographe :
| IPA | Ámérizkunxa | Équivalent en français / espagnol |
|---|---|---|
| /a/ | a | Comme : chat |
| /ɶ/ | a (après une occlusive, et avant une consonne finale) |
Comme : peur |
| /ɛ/ | e | Comme : mettre |
| /e/ | ę | Comme : thé |
| /i/ | i | Comme : si |
| /ɔ/ | o | Comme : copain |
| /ə/ | o (final) | Comme : le |
| /oː/ | ǫ | Comme : fantôme |
| /y/ | ų | Comme : plus |
| /u/ | u | Comme : pour |
| /m/ | m | Comme : matière |
| /n/ | n | Comme : nouille |
| /ɲ/ | nn | Comme : eñe |
| /p/ | p | Comme : pain |
| /b/ | b | Comme : bus |
| /t/ | t | Comme : tarte |
| /ʈ / | tt | /t/ avec la langue recourbée |
| /ʈ’/ | ť | Occlusive éjective rétroflexe |
| /d/ | d - j (initial, et avant a-o-ų) | Comme : date |
| /ɖ / | dd | /d/ avec la langue recourbée |
| /k/ | k | Comme : coin |
| /g/ | g | Comme : go |
| /t͡s/ | tz | Comme : tsar |
| /t͡ʃ/ | x | Comme : tchou |
| /θ/ | fs - f (final) | Comme : azucar |
| /f/ | f | Comme : faille |
| /s/ | z | Comme : sage |
| /z/ | ƶ | Comme : zèbre |
| /ʂ/ | s | Comme : chute, /ʃ/ avec la langue recourbée |
| /ʒ/ | ʒ | Comme : bougie |
| /x/ | h - j (pas initial ni avant a-o-ų) | Comme : rojo |
| /j/ | y | Comme : yoga |
| /l/ | l | Comme : loi |
| /ʁ/ | r | Comme : râteau |
| /ʀ/ | rr | Comme : rendre (en roulant bien le ‹r›) |
| /xʷ/ | ju | Comme : Juan |
| /ʔ/ | (avant une voyelle initiale) | Comme : Oh⁃oh ! (coup de glotte) |
| /w/ | (u entre ę-ǫ et une consonne) | Comme : oui |
Les tons et leurs genres
L'Ámérizkunxa est langue à accent de hauteur avec deux tons :
- Le ton bas par défaut, non marqué, est utilisé pour les noms terrestres, divisés en racines de genre animé et genre inanimé, qui incluent la plupart des concepts physiques et psychologiques (mais pas spirituels).
- Le ton haut, marqué avec un accent aigu sur toutes les voyelles, est utilisé pour les nom de genre "divin", qui inclut les êtres supérieurs, les phénomènes naturels comme la météo ou les astres, et les haut-titres honorifiques.
Un mot peut être constituté de racines à la fois divines et terrestres, mais leur genre (et parfois leur signification) est déterminé par le ton de sa voyelle finale. Par exemple le nom de la langue Ámérizkunxa est composé de Áméx « Songe » + hizkunxa « langage ». Le thème est Áméx parce qu'elle est d'essence divine, mais ce dont on parle est une langue donc le mot est de genre terrestre animé et son -a final garde le ton bas de hizkunxa. Des exemples complémentaires seraient lagiƶ « travailleur » + lúrá « terre » qui donnent lagizyúra « fermier » (un type de travailleur, terrestre animé, donc lúrá perd son ton haut final), ou dans l'autre sens, shá « feu » + etzyo « foyer » qui donnent sháytzyó « incendie domestique » (un type de feu, élément divin, donc etzyo gagne un ton haut final).
Phonotactique, allophonie et réparations
Voyelles :
- Seules six paires de voyelles (en vert) ne peuvent pas être réduite. Dans ces cas-là, non seulement les deux voyelles sont prononcées, mais le ‹u/ų› ne peut pas être affecté par une autre règle allophonique, qui peut cependant être transférée à l'autre voyelle.
- Deux paires de voyelles (en bleu) ont leur ‹u› réduit en [w]. Il est traité comme une spirante, à l'instar de /l/.
- Si la diphtongue inclut une voyelle faible (‹i› < ‹u› < ‹e›), celle-ci devient un ‹y› /j/.
- Si elle n'inclut que des voyelles fortes (‹o› < ‹ǫ› < ‹ę› < ‹ų› < ‹a›), la moins forte est supprimée.
| i | u | e | o | ǫ | ę | ų | a | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| i | yi | yu | ye | yo | yǫ | yę | yų | ya |
| u | uy | u | ye | yo | yǫ | yę | yų | ya |
| e | ey | eu | e | yo | yǫ | yę | yų | ya |
| o | oy | oy | oy | o | ǫ | ę | ų | a |
| ǫ | ǫy | ǫu | ǫy | ǫ | ǫ | ę | ų | a |
| ę | ęy | ęu | ęy | ę | ę | ę | ęų | a |
| ų | ųy | ųy | ųe | ų | ųǫ | ų | ų | ųa |
| a | ay | au | ay | a | a | a | a | a |
Les seules triphtongues autorisées sont eua, aua, eue, auę, euo et auǫ. Ici, ‹u› n'est pas réduit, et reste donc /u/.
Quand une autre triphtongue risque d'être formée par une agglutination :
- Si cela est possible en changeant l'ouverture de la troisième voyelle (pour euę, aue, euǫ et auo), on le fait.
- Si la troisième voyelle est faible (‹i›-‹u›-‹e›), elle est réduite en ‹y› /j/. C'est la lénition finale.
- Si la troisième voyelle est forte, on ajoute un ‹m› avant elle. C'est la relabialisation.
Consonnes :
- Un ‹j› devient un ‹h› en position initiale et devant –a, –o et –ų pour représenter le phonème /x/. Utilisé à ces positions, ‹j› remplace ‹d› pour représenter le phonème /d/. Ainsi, l'inverse de hedihad /xɛdixad/ serait jejijaj /dɛxidax/.
Exemple : arraj qui devient arraha à la 1SD du présent. - Un ‹f› final prend un –s lorsqu'une voyelle est ajoutée derrière, afin de conserver le phonème /θ/.
Exemple : potęnf, qui devient potęnfsi à la 1ST du présent. - Si on ajoute un suffixe à un mot se termine par une consonne voisée suivie d'une voyelle autre que ‹a›, et que l'ajout du suffixe ne risque pas de former une triphtongue consonne, ladite voyelle disparaît.
Exemple : mendekaldǫ « vengeance » donne mendekaldil « vengeur » et mendekaldilpul « de manière vengeresse », mais mendekaldǫgin « se venger », et temendekaldǫgin « venger quelqu'un ». - Lorsqu'on suffixe un ‹x› /tʃ/ d'une consonne, Le ‹x› devient ‹ť›, soit /ʈ’/.
Exemple : áméx, qui devient áméťk au pluriel. - Si une consonne voisée (sauf ‹l›, ‹m› et ‹n›) est suivie d'une consonne sourde, elle est dévoisée.
Exemple : lagiƶ + (s)há donnent lagizha. - Si une consonne sourde est suivie de la consonne voisée correspondante, celle-ci est effacée.
Exemple : ʒúh + –rV donnent ʒúhú et non ʒúhrú. - Si ‹x› /tʃ/ est le phonème final de la racine, qu'il suit une voyelle et qu'on lui suffixe une autre voyelle, Le ‹x› devient ‹r›, soit /ʁ/, et peut être soumis ensuite aux règles de modification du ‹r›.
Exemple : áméx, qui devient ámér– dans ámérizkunxa. - Si un ‹ť› est précédé ou suivi d'une consonne voisée, celle-ci est dévoisée (assourdie). Si c'est impossible (‹l›, ‹m› ou ‹n›), un -u- de liaison devra être ajouté entre les deux. Le dévoisement indirect de ‹ʒ› /ʒ/ est ‹s› /ʂ/ et celui de ‹r› /ʁ/ est ‹h› (ou ‹j›) /x/.
Exemple : amex + gauzt donnent ameťkauzt(o). - Si un ‹r› /ʁ/ se retrouve entre deux voyelles dont un ‹a› :
- Si l'autre voyelle est aussi un ‹a›, ou que le ‹a› est après le -r- qui suit un ‹o› ou un ‹e›, il devient un ‹rr› /ʀ/.
Exemple : (amex + -au >) amer + -au > amerrau. - Si la consonne précédente est voisée (hors ‹l›-‹m›-‹n›), il devient un ‹l› /l/.
Exemple : pegar, qui devient pegali à la 1ST du présent. - Si la consonne précédente est sourde, il devient un ‹y› /j/ sauf si l'autre voyelle est un –i.
Exemple : latar, qui devient latayu à la 3ST réflexive du présent. - Sinon, il ne change pas. Exemple : latari.
- Si l'autre voyelle est aussi un ‹a›, ou que le ‹a› est après le -r- qui suit un ‹o› ou un ‹e›, il devient un ‹rr› /ʀ/.
- Si un ‹s› /ʂ/ se retrouve entre deux voyelles dont un ‹a›, il devient un ‹ʒ› /ʒ/.
Exemple : ųťs (ųťisi), qui devient ųťiʒá à la 1SD du présent. - Si un ‹ƶ› /z/ se retrouve devant un –l /l/, ils se transforment en digramme ‹zy› /sj/.
Exemple : lagiƶ + lúrá donnent lagizyúra. - Un verbe dont le radical termine par –d /d/ ou –t /t/ verra la fin du radical de ses formes conjuguées devenir –dd /ɖ / ou –tt /ʈ /. Le phénomène peut se produire avec –r /ʁ/ devenant –rr /ʀ/, et –n /n/ devenant –nn /ɲ/, mais pas de manière aussi prévisible. Ce phénomène de gémination sera indiqué dans les dictionnaires par le symbole "₂" (2).
Exemple : ozot₂, qui devient ozotti à la 1ST du présent. - Si un ‹nn› est suivi d'un stop, il devient ‹n›, et le stop est voisé. Cas particuliers : ‹ť› devient ‹d›, ‹tz› devient ‹dƶ›, et ‹x› devient ‹dʒ›.
Exemples : mennǫ + –te donnent mende ; anno + xuri donnent andʒuri. - Si une triphtongue consonne irréductible doit être formée par la fusion de deux racines, alors on gémine la première voyelle de la première racine entre les deux.
Exemple : egun + zkal donnent egunezkal(a).